GROUPE DE TRAVAIL ACCAPAREMENT DES TERRES AVRIL 2015

Les accapareurs de terres du Corridor de Nacala

Cette étude menée par GRAIN et UNAC, l'organisation des paysans mozambicains donne un aperçu sur la façon dont les terres très fertiles de Nacala sont sous pression par l'agrobusiness international. Dans cette zone, les paysans luttent pour garder leurs terres, parce que la zone a été délimitée pour le développement agro-industrie à grande échelle. Les entreprises et les particuliers fortunés, du Japon, du Brésil, du Portugal, du Luxembourg, de l'Autriche et de l'Allemagne (et d’autres pays) affluent au Mozambique pour acquérir des terres. Beaucoup de ces entreprises ont des structures opaques souvent par l'intermédiaire d’un paradis fiscal, ce qui signifie une perte pour l'économie mozambicaine, parce que les profits sont acheminés vers les paradis fiscaux. Cette dernière campagne favorisant l’agriculture intensive à large échelle a été facilitée par la Nouvelle Alliance du G8 pour la sécurité alimentaire et la nutrition. L'accord-cadre signé entre le G8 et le gouvernement mozambicain a été transposée dans le Plan national d'investissement agricole, qui a été utilisé pour accommoder les intérêts des entreprises agro-industrielles des pays du G8. L'article de GRAIN vous donnera plus de détails. Lisez le nouvel article de GRAIN ici en anglais. (Malheureusement ce n’est pas disponible en français)

Un article plus vieux sur le même sujet en particulier ; sur le mégaprojet des entreprises japonaises et brésiliennes, ici.

 

L’UE limite le recours aux biocarburants issus de terres agricoles

Le Conseil des ministres et les eurodéputés se sont mis d’accord sur un compromis pour fixer une limite sur l’utilisation des biocarburants issus des terres, qui sera officiellement voté au Parlement européen le 29 Avril. La limite sur la consommation des biocarburants issus des terres est surement la bienvenue. Cependant, limiter la consommation de biocarburant à 7% dans l’objectif de 10% d’énergies renouvelables de l’UE n’est pas assez ambitieux, compte tenu du fait que la Commission européenne a demandé à 5% et le Parlement 6%. La limite est également au-dessus des niveaux actuels de consommation de biocarburants, ce qui signifie que plus de terres seront utilisées pour la production de biocarburants, ce qui pourra conduire à la déforestation et à l’accaparement des terres dans les pays en développement, ainsi que de continuer à contribuer à une augmentation des prix alimentaires mettant en péril la sécurité alimentaire des plus pauvres.

Un autre point positif est que le principe de changement indirect d'affectation des sols (CIAS) a été reconnu dans la proposition, qui permet d'identifier les biocarburants les plus polluants qui aggravent le changement climatique. Cependant, il y a un manque d'ambition pour faire appliquer le principe, parce que pour ces facteurs CIAS simplement une obligation de rapportage est adoptée dans le texte, ce qui signifie que les biocarburants les plus polluantes peuvent encore être inclus dans les objectifs d’énergie renouvelable (même les biocarburants qui sont plus polluantes que les carburants fossiles)

En outre, la proposition actuelle n’inclut pas des objectifs contraignants pour les biocarburants avancés produisant moins d'émissions de gaz à effet de serre.  Les critères de durabilité pour la nouvelle génération de biocarburants avancés sont aussi très faibles, pourtant nécessaires pour éviter les mêmes erreurs que la politique actuelle de biocarburants.

En particulier, les partis de gauche ne étaient pas satisfaits de la proposition, les Verts ont voté contre la proposition et considérez cette déclaration du porte-parole S & D: "  Dès le départ il était évident que le Conseil n'était pas prêt à céder quoi que ce soit sur ce paquet, mais plutôt à se plier à la volonté d'un puissant lobbying industriel. À tel point que les trilogues étaient presque des simulacres”

Lisez l'article de presse ici

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