EVOLUTION dans l'ACCES aux MEDICAMENTS en 2010

DES EVOLUTIONS POSITIVES

En 2010 il y a eu un certain nombre de développements positifs par rapport à l'accès aux médicaments, vaccins et diagnostics, et à leur qualité. A côté de cela certaines tendances négatives ont été aussi notées. Nous vous proposons certains de ces événements significatifs.
 

Vaccin contre la Méningite-A
développé en Afrique à un prix abordable

Un nouveau vaccin très efficace contre l'une des formes les plus mortelles de méningite en Afrique a été lancé en 2010. Il a été élaboré non pas par une grande entreprise pharmaceutique, comme la plupart des vaccins, mais grâce à un partenariat entre l'organisation à but non lucratif PATH et l’Institut SERUM de l’Inde. Les deux institutions ont fait en sorte que le vaccin réponde à la fois répondre aux besoins des personnes en Afrique et puisse être abordable pour les gouvernements. Il s'agit d'une nouvelle voie qui pourrait être utilisé pour d'autres problèmes. En assurant la protection à long terme contre une maladie qui se transmet de personne à personne, le nouveau vaccin contre la méningite-A permettra de prévenir de façon efficacement le déclanchement des épidémies.

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Un nouveau test pour la tuberculose

Un nouveau test pour la tuberculose est devenu disponible en 2010. Il permettra de diagnostiquer de façon beaucoup plus rapide, plus facile et plus précise une maladie guérissable qui tue près de deux millions de personnes chaque année. Cela permettra aux patients atteints de tuberculose un bon diagnostic et ainsi pouvoir être traitées, au lieu de ce qui se passe actuellement où beaucoup en meurent sans traitement.

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La communauté de brevets des médicaments (pool)

En 2010 la communauté des brevets (Pool) des médicaments brevetés a été créé et a reçu le soutien officiel. Si les sociétés pharmaceutiques qui possèdent des brevets clés pour des médicaments contre le sida veulent vraiment améliorer l'accès aux nouveaux médicaments, ils doivent céder la licence des brevets qui actuellement bloquent la production de génériques et de les à la disposition de la communauté des brevets (Pool). Cela fera une réelle différence dans la vie des gens.



L'amélioration des traitements anti-paludiques
sauve des vies

La recherche sur le paludisme effectuée neuf pays africains en 2010 a montré que d’employer dans le traitement des enfants souffrant de paludisme grave, des injections d'artésunate au lieu de la quinine pourrait sauver la vie de nombreux enfants. L’artésunate de haute qualité est désormais disponible auprès de sources fiables qui ont été validées par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). L’artésunate devrait être utilisé pour traiter tant les adultes que les enfants atteints de paludisme grave, de sorte que beaucoup plus de vies puissent être sauvées. La plupart des pays n'ont pas encore recommandé l'artésunate pour remplacer la quinine pour les adultes et les enfants. Et les donateurs internationaux n'ont pas encore mis tout leur poids derrière cette dernière découverte.


 

Nouveau-Minilab au Cameroun,
une protection contre les médicaments contrefaits

En Décembre 2010, DIFAEM, l'Institut allemand pour la Mission médicale, à équipé l’Eglise Baptiste du Cameroun (EBC) avec un système entièrement nouveau : un minilab contre les médicaments contrefaits. Dans de nombreux pays africains plus de 30% des médicaments disponibles à la vente peuvent être des contrefaçons ou de faux, et le nombre est en augmentation. Ceci constitue un risque sérieux pour la santé, car ils représentent un danger pour la vie humaine. Aujourd’hui le contrôle de la qualité des médicaments dans les systèmes de distribution de l'Afrique est devenue de plus en plus important pour la protection des consommateurs. Mais les analyses de la pharmacopée sont devenues très chers et seuls quelques centres d'excellence en Afrique sont actuellement en mesure de les exécuter. Afin de combler le fossé des capacités dans la surveillance de la qualité des médicaments dans les pays africains et dans le but de surmonter la limite des tests médicaux de qualité réguliers, le Fond Global Pharmaceutique pour la Santé (GPHF) décida de développer et des fournir des équipements simples et peut coûteux pour une rapide vérification de la qualité des médicaments sur le terrain,  afin de détecter la contrefaçon des médicaments. Le Cameroun dispose désormais d'un de ces kits minilab.

 

La lumière au bout du tunnel
des maladies tropicales négligées

En 2010, le sud du Soudan et les pays voisins ont expérimenté la plus grande épidémie de leishmaniose viscérale (kala-azar) survenue en huit ans. Cela met en évidence le besoin urgent de nouveaux et meilleurs médicaments pour traiter les maladies tropicales négligées dans les pays en développement. Le principal défi pour la production de nouveaux médicaments pour les maladies tropicales négligées, selon les sociétés pharmaceutiques est le coût. Seulement moins de 1% des près de 1.400 médicaments registrés entre 1975 et 1999 ont été pour les maladies tropicales. La bonne nouvelle est que la prise de conscience du problème au niveau international grandit, et que l’on met davantage l'accent sur l'élimination de ces maladies.
Depuis 2003, l'initiative pour les maladies tropicales négligées (DNDi) a livré avec succès deux produits antipaludiques en 2007 et 2008 et a l’intention de livrer de six à huit nouveaux traitements contre le paludisme, la leishmaniose viscérale (LV), la maladie du sommeil (trypanosomiase), et la maladie de Chagas d'ici 2014 et d'établir un solide portefeuille de Recherche (R & D). En 2010, l'OMS a lancé le premier rapport sur les maladies tropicales négligées "Le travail pour surmonter l'impact global des maladies tropicales négligées"


 

DES DIFFICULTES DANS L'ACCES AUX MEDICAMENTS

Blocage du progrès dans le VIH / SIDA  

Les nouvelles recommandations thérapeutiques pour les patients VIH /SIDA renforcent la nécessité de les traiter plus tôt et avec de meilleurs médicaments, et cela afin de les empêcher de devenir gravement malades et pour aider à réduire la transmission du virus parmi la population. Malgré cette évidence, les donateurs tournent le dos, et diminuent le financement pour le SIDA /VIH. Cela se traduira par des retards,   par la suspension ou par des refus du traitement. En Décembre 2010 les principaux organismes de financement pour le traitement du VIH (le Fonds Mondial et le PEPFAR) ont rejeté les propositions de traitement dans des pays avec une forte proportion de malades, y compris le Malawi, le Swaziland et le Mozambique. Cette décision intervient après une décennie de progrès, où cinq millions de personnes sont sous traitement aujourd'hui. Comme le financement global pour le VIH / SIDA stagne, et le prix des nouveaux médicaments de base est à la hausse, ce progrès risque de s’arrêter. Dix millions de personnes ont un besoin urgent de traitement et vont mourir dans les prochaines années si elles ne sont pas traitées.

 
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L'Europe menace «la pharmacie des pays en développement»

La plupart des médicaments utilisés pour les traitement en Afrique sont des médicaments génériques de bonne qualité en provenance de l'Inde. La plupart des programmes de traitement payés par des donateurs internationaux se basent également sur les médicaments à prix abordables de l’Inde. Actuellement l'Union européenne poursuit un accord de libre-échange avec l'Inde qui va limiter les producteurs pharmaceutiques indiens, qui fabriquent des médicaments génériques abordables et de bonne qualité. Dans  le but d'obtenir de l'UE qu’elle exclue des accords les brevets et l'exclusivité des données pour les médicaments génériques, AEFJN a participé à la campagne européenne de MSF « Touchez pas à nos médicaments ».


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 La lutte contre le faux médicaments fait fausse route

La lutte contre le faux médicaments s'écarte de son but « avoué » en assimilant volontairement les faux médicaments et les génériques. Les faux médicaments, dont les déclarations du contenu ou de son origine sont fausses, constituent un réel problème. En 2010, un certain nombre d'initiatives en vue de faire face à ce problème ont été prises. Mais en adoptant une approche commerciale de renforcer les droits de propriété intellectuelle, elles font fausse route, car le problème est d'abord et avant tout un problème de santé publique. Donc, au lieu de faire vraiment face au danger des médicaments contrefaits et de qualité inférieure, ils finissent par punir l'accès aux médicaments génériques de qualité, car ils assimilent les génériques avec de faux médicaments, ce qui est complètement inexact. Ces mesures ne sont pas seulement une solution inadéquate à de faux médicaments, mais ce qui est pire, elles endommagent la santé publique, en rendent plus difficile pour les patients d'avoir accès à des médicaments génériques, sûrs, efficaces et de qualité, et à moindre coût.


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 Les victimes de la contrefaçon des médicaments augmentent

 L’organisations mondiale de la Santé (OMS) estime que jusqu'à 30% des médicaments en vente dans de nombreux pays africains sont contrefaits. Ils ont constaté que près de la moitié des médicaments vendus en Angola, le Burundi et le Congo sont de qualité inférieure. Rien que les faux médicaments contre la tuberculose et le paludisme sont estimées tuer 700.000 personnes par an, une grande partie dans des pays africains.

 En 2003, Interpol, l’organisation internationale de police, a mené une enquête sur la qualité des médicaments disponibles à Lagos, la ville la plus peuplée de l'Afrique subsaharienne et a constaté que 80 pour cent des médicaments disponibles étaient des faux. En 2008, plus de 80 enfants sont morts au Nigeria après avoir reçu des médicaments pour la douleur de dentition qui contenait de l'antigel.

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 Absence de progrès dans
l’année des médicaments 2010

Le bilan thérapeutique de Prescrire 2010 confirme l'absence d'une évaluation sérieuse des médicament, ce qui a laissé trop de patients exposés à des régressions thérapeutiques. Prescrire déplore également l'absence de progrès pour les patients et trop de médicaments à être évités. En 2010, 97 nouveaux médicaments ou indications de médicaments existants ont été cités par Prescrire. De ce nombre, seulement 4 font une importante percée dans les soins, tandis que 19 autres ont été autorisés en dépit d'un équilibre bénéfice/risque défavorable. Les entreprises recyclent de vieux matériaux sous forme de combinaisons à dose fixe ou de nouvelles voies d'administration. Leur évaluation est souvent insuffisante et les progrès sont modestes. Les agences du médicament ont pour mandat de protéger les patients, mais elles sont trop souvent influencées par les entreprises, ce qui rend timides leurs décisions en termes de retrait.

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