ECHOS D'AEFJN N. 14 - SEPTEMBRE 2014
REFLEXION |
|
Retour au temps ordinaire |
|
|
AEFJN se réinstalle dans le temps ordinaire avec la nouvelle que le Pape François visitera le Parlement Européen le 25 novembre à l’invitation de son président Martin Schulz. La visite du pape survient au milieu d’une époque turbulente en politique internationale, avec des crises multiples et divergentes telles que l’épidémie d’Ebola. Des milliers d’Africains ont été affectés par l’éruption d’Ebola. Cependant, le travail du Comité de sécurité sanitaire de l’UE s’est focalisé davantage sur la prévention de cas d’Ebola à l’intérieur de ses propres frontières par des mesures telles que l’évacuation médicale, l’équipement de structures hospitalières en UE pour répondre à des cas éventuels en Europe et des conseils aux voyageurs, plutôt que l’aide économique, la prévention et le traitement en Afrique. La communauté internationale se tracasse au sujet de la crise d’Ebola, mais, paradoxalement, l’UE ignore les conséquences de l’imposition de son pouvoir économique via des accords de partenariat économique (APE) qui vont probablement perpétuer le sous-développement en Afrique. En savoir plus
|
|
AFRIQUE
|
|
Le fléau d’Ebola |
|
|
Une épidémie d’Ebola a ravagé récemment l’Afrique de l’Ouest et continue à la ravager. L’Organisations Mondiale de la Santé (OMS) a décrit l’épidémie actuelle comme la pire de l’histoire. La maladie s’est déclarée en mars au Sud-Est de la Guinée, mais elle s’est étendue au Libéria, à la Sierra Leone, au Nigéria et dernièrement au Sénégal. Il est très difficile de donner une bonne statistique de l’expansion parce que les chiffres changent de jour en jour. De plus, les statistiques que l’OMS donne en la matière sont loin d’être une représentation exacte de la situation réelle sur le terrain. Ce qui est clair, c’est que dans les trois pays les plus touchés, notamment la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone, le système sanitaire n’est plus capable de suivre la propagation exponentielle du virus Ebola. Les Nations unies doivent agir rapidement et de manière décisive pour arrêter l’épidémie. Une épidémie qui se propage dans une proportion aussi alarmante a la capacité d’atteindre n’importe qui dans n’importe quelle partie de la planète. Pour en savoir plus
|
|
A LA UNE
|
|
Accaparement de terres et la fausse promesse de la sécurité alimentaire |
|
|
Des décideurs politiques du monde entier assimilent souvent l’investissement accru de sociétés agroalimentaires étrangères en Afrique à une sécurité alimentaire améliorée. Cependant, le Dr Destaw Andargie argumente que c’est principalement une fausse promesse, parce qu’une grande quantité de la production de ces sociétés sera utilisée pour satisfaire les demandes de riches consommateurs. L’auteur argumente que le marché est aveugle vis-à-vis des besoins, parce que le marché détermine un prix « compétitif » pour les aliments, en se basant sur la compétition entre les consommateurs à travers le monde. Ceci signifie que le marché n’attribuera pas la nourriture là où on en a le plus besoin, notamment pour des consommateurs pauvres. L’auteur suggère qu’en vue de combattre la faim plutôt que de soutenir de grandes sociétés étrangères qui produisent pour les marchés mondiaux, les producteurs africains de denrées alimentaires, c.-à-d. les agriculteurs familiaux, devraient être suffisamment soutenus pour améliorer leur productivité, et la pauvreté urbaine devrait être traitée en permettant aux urbains pauvres de se payer une nourriture suffisante. Pour en savoir plus
|
|
Les APE: Risque pour la souveraineté alimentaire |
|
|
Au cours des 3 dernières décennies, les pays africains ont bénéficié d'un accès préférentiel au marché européen. Les APE vont modifier dramatiquement cette relation. L'Afrique est appelée à ouvrir son propre marché et les APE sont basés sur le principe de la réciprocité. L'agriculture constitue le pilier de l'économie africaine et le moyen de subsistance de la majorité de sa population. L'UE affirme que les consommateurs africains tireront profit des APE grâce aux produits alimentaires à bas prix importés de l'Europe. Mais, en réalité, qui en profitera? L'alimentation et l'agriculture sont des intérêts nationaux stratégiques dont la charge ne peut être confiée aux entreprises et gouvernements étrangers. Un accord de libre-échange avec l'UE aura un impact non seulement sur les relations commerciales au plan régional, mais il va également limiter l'espace national en matière de politiques de soutien à l'agriculture et la souveraineté alimentaire. En savoir plus
|
|
PLAIDOYER |
|
Conférence : Comment mettre fin aux minerais des conflits ? |
|
|
AEFJN a organisé avec ses partenaires du Réseau belge de ressources naturelles la Conférence-débat : « Comment mettre fin aux minerais des conflits? » le 6 septembre à Namur. Á l’Est de la R. D. Congo, le commerce illégal de minerais par des groupes armés contribue depuis plus de 15 ans à intensifier et à prolonger le conflit. Mutilations, massacres, viols, esclavage et déplacements massifs sont autant de souffrances vécues par les populations locales. Le Commissaire au Commerce de l’UE Karel De Gucht a proposé d’établir un schéma d’auto-certification volontaire pour 450 entreprises importatrices de possibles «minerais des conflits», à savoir l’or, l’étain, le tantale (coltan) et le tungstène. Cependant, en proposant un schéma d’auto-certification volontaire et en limitant la portée de la législation à seulement 450 entreprises importatrices de minerais bruts sur le marché européen, la Direction Générale du Commerce manque son objectif. Les députés européens Mme Maria Arena (S&D), M. Claude Rolin (PPE) et M. Philippe Lamberts (Ecolo) avec Mme Elena Peresso du cabinet de De Gucht en représentation de la Commission européen ont participé au débat. Pour en savoir plus
|
|
VIDEOS |
|
|
Vidéo sur la résistance des communautés contre l’accaparement des terres. (2 min)
Honest Accounts: The True Story of Africa’s Billion Dollar Losses Vidéo sur les flux financiers qui sortent de l'Afrique sans bénéficier à la population. (Uniquement en anglais) (3min)
Vidéo sur les réponses des paysans africains au changement climatique. (Uniquement en anglais) (5 min)
Changements climatiques en Afrique Conséquences de l’élévation du niveau de la mer pour le littoral ouest-africain. (5 min)
|



